Le 2 avril 2024, s’est tenu une conférence d’une journée pourtant le thème de : « Soutenir l’inclusion financière des femmes en RDC »
Cette conférence était présidée par la Société Financière Internationale (IFC, du Groupe Banque mondiale), à l’hôtel Pullman (Kinshasa).
IFC est la principale institution chargée du développement axée sur le secteur privé dans les pays émergents. Sa mission, menée dans plus d’une centaine de pays, est d’améliorer le niveau de vie en créant des marchés et des opportunités dans les pays en développement.
La conférence du 2 avril 2024, rassemblait pour une journée les parties prenantes de l’écosystème de l’entrepreneuriat féminin, soit une centaine de femmes constituées de cheffes d’entreprises et de dirigeantes d’institutions financières, afin d’échanger sur les défis que rencontrent les femmes entrepreneures lorsqu’elles déposent des demandes de financement en RDC, en tant que PME.
L’objectif de cette conférence était en outre d’identifier les défis afin de ressortir des pistes de solutions.
L’équipe du cabinet WiFI Africa Consulting a appuyé le bureau de IFC en RDC pour l’organisation de l’événement. De plus, Edwige Takassi, CEO du cabinet, a assuré avec professionnalisme le rôle de modératrice tout au long de cette conférence.
Sous sa direction, l’événement a été structuré en ateliers collaboratifs, favorisant ainsi la collecte d’informations et la fluidité des échanges. Cette approche interactive lui a permis de recueillir les contributions de chaque groupe, aboutissant à l’élaboration d’une feuille de route détaillée intégrant l’ensemble des données issues des discussions.
Plusieurs éléments sont ressortis de cet événement, notamment :
- L’importance d’un accompagnement plus adapté pour les cheffes d’entreprises,
- La nécessité de procédures de financement plus souples de la part des institutions financières,
- Le besoin d’un appui aux structures, programmes et cabinets d’accompagnement des entreprises (y compris les incubateurs, accélérateurs et entreprises de développement de services),
- Le soutien à l’écosystème et au climat des affaires (y compris l’environnement juridique de création d’entreprises, l’amélioration du cadre fiscal etc.)

La feuille route, élaborée à la suite de ces échanges, se décline comme suit :
1. Recommandations sur l’accompagnement des cheffes d’entreprises
- Encourager l’éducation financière des cheffes d’entreprises et la renforcer à travers des formations,
- Accompagner les femmes entrepreneurs à la formalisation de leurs entreprises (enregistrement juridique, mise en place de service de comptabilité, planification de trésorerie et domiciliation bancaire des revenus).
2. Recommandations sur l’appui aux institutions financières
- Sensibilisation sur les besoins des PME féminines en formant les banquiers sur ce sujet, en mettant en place des programmes inclusifs et en organisant des événements d’information,
- Il a été également recommandé aux institutions financières de favoriser les garanties alternatives dans le processus d’octroi de crédit, et d’automatiser certains processus à l’aide d’outils digitaux et enfin, adapter les délais de crédits aux réalités des PME.
3. Recommandations sur l’appui aux structures, programmes et cabinets d’accompagnement des entreprises
- Favoriser les formations sur l’inclusion financière durant les programmes d’incubation,
- Mieux prendre en compte les besoins et réalités des femmes entrepreneurs (notamment le manque de temps),
- Renforcer la qualité des services des structures d’accompagnement en mettant el place un label de qualité,
- Il a été également relevé que les structures d’accompagnement peuvent jouer un rôle plus crucial et faciliter l’accès aux financements, avec une bonne préparation en amont et une collaboration plus directe avec les banques et institutions de microfinance. Ceci pourrait nécessiter qu’elles soient elles-mêmes subventionnées pour étoffer leur offre.
4. Recommandations sur l’appui à l’écosystème et au climat des affaires
- Améliorer la communication entre les parties prenantes de l’écosystème notamment, les structures d’accompagnement, les institutions financières et les PME,
- Faire un plaidoyer auprès des autorités pour améliorer l’environnement règlementaires et fiscal pour les jeunes PMEs.

